|
||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||
|
Le phénotype virtuel (VirtualPhenotypeTM) : une troisième approche pour la détermination de la résistance de HIV aux antirétroviraux.
D'une manière générale, il existe deux types de tests de résistance:
La firme Virco a développé une troisième approche qui associe les avantages des méthodes génotypiques et phénotypiques tout en évitant leurs principaux inconvénients : il s'agit du phénotype virtuel (VirtualPhenotypeTM). Cette méthode repose sur l'utilisation d'une base de données informatique très vaste comprenant plus de 28'000 génotypes et phénotypes réels appariés. Un segment du gène pol du virus du patient, incluant toute la région codant pour la protéase et les 400 premiers codons de la transcriptase inverse, est séquencé dans notre laboratoire sous licence de Virco. La séquence nucléotidique obtenue est transmise aux laboratoires de la compagnie, où elle est introduite dans un système informatique hautement performant. Ce système identifie toutes les mutations qui ont un impact sur la résistance à chacun des médicaments. Il recherche ensuite, parmi les séquences de patients stockées dans la base de données, toutes celles qui présentent la même combinaison de mutations d'acides aminés que celle trouvée chez le patient. Cela fait, le système recherche le phénotype réel correspondant à ces séquences stockées, puis calcule l'IC50 moyen pour chaque médicament antirétroviral. Dans le phénotype virtuel résultant, la résistance est exprimée sous la forme d'un rapport entre cet IC50 moyen et l'IC50 moyen de virus naturels "wild-type". Les résultats sont donc quantitatifs et fiables, puisqu'ils reposent sur les données cumulées de dizaines, voire de centaines ou de milliers de phénotypes réels établis par Virco et correspondant à la combinaison de mutations trouvées chez le patient. Comme l'établissement du phénotype virtuel ne nécessite aucune manipulation de laboratoire, il est très rapide et d'un coût modique.
|
|||||||||||||||